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THE DISRUPTIVES

Iront-ils au bout de leur projeeeeeeeeeet ?

Propos recueillis par Julia Lemoine

Guillaume Meurice, l’humoriste et chroniqueur de France Inter, revient avec un show Jupitérien, parodique, second degré et rock à souhait. The Disruptives, c’est quatre anciens étudiants d’HEC, anciennement membres du collectif « les Jeunes avec Jean-Pierre Raffarin », qui décident de se retrouver pour créer le premier groupe de rock macroniste de l’Histoire. À l’occasion de leur venue au Rockstore, Idem a rencontré Guillaume Meurice (chant/guitare), Rémi Varrot (guitare), Philippe Monthaye (basse), Florence Villemot (batterie) et Francisco E. Cunha (metteur en scène).

© Fanchon Bilbille

Racontez-moi la genèse de ce spectacle.

Guillaume : Je n’avais jamais joué dans un groupe avant celui-ci. Je jouais essentiellement de la guitare – du Roch Voisine ou du Tryo – au coin du feu. Je ne me considère pas comme musicien. J’ai fait ce spectacle car j’en avais marre d’être seul sur scène donc j’ai demandé aux copains de faire des blagues ensemble.

Rémi : Guillaume m’a appelé en me disant : « Viens, on fait un truc rigolo ». Je n’avais jamais fait de spectacle et Guillaume n’avait jamais fait de musique. C’est ce qui est excitant, expérimenter ce que l’on n’avait jamais fait.

Guillaume : Exactement ! Sortir de sa zone de confort !

Philippe : On n’avait jamais fait de blagues dans un micro et Guillaume, c’est la première fois qu’il a une guitare entre les mains sur scène.

Florence : C’est une vraie prise de risque.

Rémi : Au début, l’idée était de ne faire que quelques chansons mais très vite on s’est dit que c’était carrément plus marrant d’en faire une pièce. Francisco a mis en forme les textes et tout de suite ça a eu l’allure d’un spectacle plus que d’un concert.

Philippe : C’est une pièce de théâtre musicale et non une comédie musicale car les dialogues ne sont pas chantés.

Rémi : Oui, c’est une pièce car il y a un début, un milieu et une fin à notre spectacle.

Vous vous appelez The Disruptives, mais en quoi êtes-vous disruptifs ?

Rémi : Déjà, qui fait ça en France ?

Guillaume : On a complètement cassé les codes du rock, ça n’a jamais été fait du rock pour défendre le libéralisme économique. D’habitude le rock, c’est pour les punks à chiens, de la musique de gauchos. Du rock de droite, ça n’existe pas !

Votre slogan est : « Le 1er groupe de rock macroniste de l’Histoire ». Qu’est ce que du rock macroniste ?

Guillaume : C’est du rock qui défend la méritocratie, on en a marre de l’assistanat, des personnes qui se reposent sur leurs lauriers. Je pense qu’il faut aller de l’avant. Dans la vie, on n’a rien sans rien et quand on veut on peut.

Philippe : Par exemple, on considère que l’on est auto entrepreneurs de nos instruments.

Rémi : On ne fait pas des répètes mais des séances de coworking.

Philippe : Nos techniciens ne sont pas des intermittents du spectacle mais ils sont en CDD

Guillaume : Oui, parce que le statut d’intermittent ça reste un rôle d’assisté. On ne les met pas en CDI pour pousser les intermittents à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Le spectacle évolue t-il au rythme de l’actualité ?

Guillaume : Oui, par exemple, on a rajouté un gilet jaune.

Philippe : Le gouvernement est une bonne source d’inspiration car toutes les semaines il y a des nouveautés.

Guillaume : On espère surtout que Macron va rester au pouvoir sinon il n’y a plus de spectacle. On a eu très peur qu’il démissionne à cause des gilets jaunes.

Infos tournée sur :

https://www.thedisruptives.com/

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