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TEHO

Soirée spéciale Labo T à l’Antirouille

Propos recueillis par Julia Lemoine

Depuis une dizaine d’années la musique électronique s’est emparée de la ville de Montpellier avec notamment les festivals Tohu Bohu, La Family Piknik, I Love Techno Europe, créant des opportunités pour nos artistes locaux. Le Montpelliérain Teho s’est justement fait un nom au sein de la scène électronique et a créé son propre label Labo T. Interview.

Dans un premier temps, peux-tu te présenter et comment en es-tu venu à faire de la musique électronique ?

Je suis Teho, producteur de musique électronique, je fais uniquement de la musique live sur scène. J’ai toujours été de près ou de loin bercé par l’électro mais le déclic s’est fait en 2007, lors du concert de Daft Punk aux Arènes de Nîmes. J’ai pris une grosse claque musicale pendant ce concert et à partir de ce jour, j’ai eu envie de faire de la musique électronique.

Comme tu l’as dit, tu joues uniquement en format live, est-ce pour mieux ressentir la musique et la faire évoluer au fil des concerts ?

Jouer live permet une certaine liberté que le DJ ne peut pas avoir en passant des disques. De cette manière, je me sens plus en harmonie avec mon public puisque je peux modifier les morceaux en jouant plus longtemps, en donnant plus d’intensité selon la réceptivité du public.

On ressent différentes influences (rock, hip hop, classique, orientale) dans tes compositions, est-ce pour cela que tu as choisi la musique électronique afin de pouvoir mixer les styles ?

Oui, il y a un peu de ça ! Quand j’ai commencé à faire de l’électro, je n’écoutais que de ça même si avant j’étais plus orienté rock ou hip hop. Aujourd’hui, je n’en écoute quasiment plus même si je continu bien sûr à m’intéresser à ce qui se fait dans la musique électronique. Alors quand je compose, il y a forcément cette empreinte des autres styles qui se retrouve dans mes morceaux. Et c’est vrai que l’électro permet de croiser les genres et ainsi de créer un style hybride.

Tes morceaux très mélodiques dégagent beaucoup d’émotions comment expliques tu cela ?

La musique techno très froide et sombre ne m’attire pas, la mélodie est très importante pour moi et au delà de ça, ma sensibilité musicale est assez mélancolique. J’aime tout de même garder une certaine énergie et c’est ce qui je pense être la force de ma musique, le mélange entre l’aspect mélancolique et l’énergie dansante.

Depuis 2016, tu sors tes titres sous ton propre label, quelles ont été tes motivations à créer Labo T ?

Quand j’ai commencé dans la musique, je signais mes titres sous des labels qui voulaient me mettre dans une case, j’étais limité dans ma liberté de création alors qu’au contraire je voulais explorer de nouvelles pistes. J’ai aussi rencontré de nombreux artistes frustrés de cette même non liberté, j’ai donc eu envie de créer mon propre label qui ne limite pas dans le processus de création.

Le 23 février, Labo T prend le contrôle de l’Antirouille, peux-tu nous en dire plus sur les artistes qui vont jouer ?

La soirée commencera par un live du Montpelliérain Üm qui mélange les styles chill et ethnique. Ensuite, il y aura un DJ set du Montpelliérain Ceas, qui a sorti son premier single « Seahorses » sous Labo T. Puis, il y aura le Toulousain Aalson, qui fait de la musique très intense mélangeant classique et électronique notamment dans son EP « Le chant des cordes ». Je ferais ensuite un live pour clôturer cette soirée Labo T.

Labo T. On Tour avec Teho, Üm, Ceas, Aalson

Samedi 23 février 2019

Antirouille

 

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