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PLONK ET REPLONK

14-18 = 33 ou une autre vision de la guerre 

Déclaré « d’inutilité publique » depuis 1997, les suisses Plonk et Replonk distillent leur humour à travers des images d’archives retouchées. À Pierresvives, dans le cadre d’Hérault de guerre, le collectif composé d’Hubert et Jacques Froideveaux et Miguel-Angel Morales propose un regard singulier et ironique sur la guerre 14-18. Entre jeux de mots et détournement d’images, leur vision est surprenante. A découvrir sans plus attendre !

PLONK ET REPLONK FOCUS ARTS PLASTIQUES PHOTO 2

Hérault de guerre
Jusqu’au 25 juillet, Pierresvives propose une programmation variée sur le thème de la Grande Guerre. Dans les différents espaces du bâtiment, vous pouvez découvrir des photographies documentaires de Désiré Sic, les carnets de croquis de Jean Hugo ou encore des documents issus des archives. Au croisement de ce point de vue historique, les œuvres décalées de Plonk et Replonk prouvent que l’on peut sourire face à l’absurdité de la guerre. Pour Hubert Froidevaux, « l’humour c’est un réflexe, une manière de réagir aux événements ». A travers une trentaine de reproductions en grand format issues de leur fonds ainsi qu’une sélection de cartes postales, de vidéos et de livres, les « trois gaillards » proposent un regard surréaliste voir fantaisiste du front.

Le militaire est sujet à dérision
Parmi leurs thèmes de prédilection : la patrie, la famille, les métiers anciens, le cliché militaire est décliné à foison. La mémoire collective, les symboles et autres médailles sont détournés avec malice. Par exemple, le monument d’hommage au déserteur inconnu ou l’entrainement des moutons de combat témoignent d’une critique générale de la guerre et non de ses soldats. D’ailleurs, ils soulignent que « la cruauté ne se trouve pas dans nos images, elle est dans la réalité ».

Des images légendaires
La lecture des photomontages se réalisent en plusieurs temps, premier rebond dans l’image elle-même puis dans sa légende insolite ! L’ensemble des visuels retravaillés par le collectif est issu d’archives privées, de brocantes ou de collection de musées. Le second degré des légendes rajoutent un point de vue, une blague, un non-sens, ce ton qui est leur marque de fabrique nous rappelle Pierre Desproges ou Raymond Devos.

Des cartes postales patinées par le temps…
Cet objet du quotidien qui reproduit une image souvent idéalisée d’un lieu ou d’un événement est découpé, détourné, légendé, collé, colorisé pour bouleverser son sens initial. La démarche du collectif réside peut être à révéler une réalité qui est restée cachée jusqu’à présent ?

 

Recueillis par Sandy Berthomieu

 

 

www.plonkreplonk.ch
www.pierresvives.herault.fr

Médiathèque Pierresvives, Montpellier
Jusqu’au 18 juillet
Entrée libre

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