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PLACEBO

MOLKO / OLSDAL : DUO INÉBRANLABLE AUX ARÈNES DE NIMES

PLACEBO

 

Après une première partie certainement sponsorisée par Bouygues Télécom et dont on ne parlera pas, c’est à 21H30 que le duo charismatique Molko/Olsdal fait son apparition sur la scène des Arènes de Nîmes .  Il était temps. Leur dernier passage aux arènes remonte à 2006.  Le public de quadras qui  s’est donné rendez-vous, ce soir, s’impatiente.

Placebo fête 20 ans d’une longue carrière, sans  pour autant sortir les grandes pompes. Exit les effets spéciaux à outrance, juste un rideau sur lequel sont projetées des images de la carrière du groupe, et pour cause,Placebo n’est pas un groupe qui fait dans l’ostentatoire. Placebo est un groupe qui va à l’essentiel et c’est d’ailleurs peut-être ça, le secret de leur longévité.

En 20 ans, ils ont su résister aux aléas qui, généralement viennent semer la zizanie dans la carrière de certains groupes. Pour eux, ce seront  des départs à répétition des batteurs, pour au final ne garder que la substance nourricière: un duo complice que rien ne semble ébranler .

Stefan Olsdal, 1,95 cm de silhouette glamour et une présence scénique toujours aussi intacte, pour ce bassiste à l’allure timide paradoxalement excentrique portant haut et fort les couleurs de la LGBT sur sa basse customisée.

Brian Molko, chanteur charismatique au timbre de voix toujours aussi singulier et à l’allure glam-rock déroule le fil de l’histoire Placebo dés les premiers riffs de guitares.  Toujours aussi présent: ce côté glam-rock snob dans l’attitude, qui fait partie du personnage, on l’aura compris.Certains auront également observé, une certaine sagesse par rapport à leur début et un côté plus militant chez Brian Molko, qu’il retranscrit dans l’interprétation de certains morceaux.

Le public est là, fidèle au poste. Quasiment 2H30 de concert pour ce groupe, qui habituellement boucle son set en 1H30. Tous les titres phares de leur carrière, triés sur le volet, sont passés au crible, avec une voix toujours aussi présente qui, à aucun moment ne détonne. De l’intimiste « I Know » à l’hymne dont tout le monde connait le texte par coeur « Special K », sans oublier l’hommage à David Bowie « Without you I’m Nothing », emblématique chanteur, qui leur a quasiment mis le pied à l’étrier.

La poésie est là, doublée d’une romantique attitude perceptible, essence même du groupe, qui ne l’a jamais quitté et qui hier soir a su faire oublier les quelques soucis techniques, pour lesquels le chanteur s’excusera au prés du public. De simples aléas liés au live, donc sans importance, pour ce duo qui depuis 1994, a su s’inscrire dans la longévité et surtout, comme valeur sûre du Rock anglais. Soulmates never die . Respect.

LIVE REPORT PAR AUDREY APW

Concert aux Arènes de Nîmes – 18 Juillet

 

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