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MATHIEU BAUER, PLEASE KILL ME

Programmée dans la saison du 13 Vents, cette pièce de théâtre musicale chorégraphiée se joue hors les murs. Au Rockstore exactement. Pour une leçon magistrale de punk américain, les parents peuvent venir avec les ados.


Ils l’avaient promis, ils l’ont fait ! Après un bon lifting et la mise en conformité de la salle (insonorisation, accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, nouveaux WC, etc.), le Rockstore crée la surprise avec des choix plus éclectiques. Non, vous ne verrez pas les ballets de Tchaïkovski dans la rue de Verdun – quoique ! – mais des spectacles différents, du transgressif à la jonction des genres.
L’œuvre de Mathieu Bauer, Please Kill Me, qui mêle littérature, musique, danse, vidéos, entre dans cette nouvelle catégorie. Mais le fil conducteur reste inchangé. Le sujet principal : le rock’n’roll «… tellement génial que des gens devraient mourir pour lui. », balançait Lou Reed dans les années 70. Quelques décennies plus tard, un jeune metteur en scène français s’en inspire : « Cette remarque, tirée du livre d’entretien Please Kill Me, donne la mesure de ce qui est en jeu dans ce spectacle, sur les traces d’Iggy Pop, Jim Morrison, Richard Hell, Dee Dee et Joey Ramone, Sid Vicious… ». Cette pièce, créée au nouveau théâtre de Montreuil en 2011, est adaptée du recueil de souvenirs de Legs Mc Neil (cofondateur du magazine Punk) et de Gillian McCain. Elle nous plonge dans le New-York underground des années 60/80.

Virée nocturne dans le non futur US
Réincarnés par Matthias Girbig, Kate Strong, comédiens et danseurs, qui jouent plusieurs rôles, avec Mathieu Bauer à la batterie, les rock légendes ont la parole : “Avec leur gouaille et leur verve redoutable, leur humour pince-sans-rire, ces acteurs de la scène punk ressuscitent pour nous les anecdotes les plus délirantes des différentes époques de leur vie. Ils font revivre ces personnages attachants et/ou détestables, à tel point qu’on a l’impression de partager avec eux ce quotidien insensé de galères en tous genres. On étouffe de rire à l’évocation des frasques d’Iggy Pop déchainé ou d’un impayable Dee Dee Ramone. On ravale ses larmes à la fin calamiteuse d’un Johnny Thunders ou d’un Jerry Nolan ». Avertissement, ce retour sur l’idée du no futur distille sa dose de cynisme destroy, d’anticonformisme et d’expériences limites.

 

 

Patricia Bussy

Jeudi 05/12 et vendredi 06/12/2013 au Rockstore – 20, rue de Verdun – Montpellier.
Billets de 24 à 10,50 €
Théâtre des 13 vents
www.theatre-13vents.com

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