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LES OGRES DE BARBACK

25 ans de scène et un nouvel album

Propos recueillis par Alexandre Seba

Après 25 ans de carrière et une dizaine d’albums, les Ogres de Barback sortent un nouveau disque ce mois-ci, Amours grises & colères rouges. Rencontre avec Sam, membre de ce groupe fraternel et authentique, à la ville comme à la scène.

Crédit photo : Christian Sauter & Lionel Le Guen

Quelle est l’ambiance de ce nouvel album ?

A la base il est plutôt pessimiste mais on a essayé de l’égayer un peu en parlant aussi de choses joyeuses. On ne voulait pas faire un album trop noir, comme on a déjà fait avant… On n’est pas seulement en colère, il y a aussi des chansons d’amour, même si elles ne sont pas toutes très gaies, mais il y en a quelques-unes qui remontent quand même le moral !

L’opus s’ouvre par « Vous n’aurez pas ma haine », un texte publié après les attentats de novembre 2015 à Paris. Qui a eu l’idée de cette chanson ?

C’est Fred qui écrit les paroles et s’inspire toujours de ce qu’on vit tous les quatre en tournée. C’est pour ça qu’on se retrouve toujours dans ses paroles. Ce morceau est écrit d’après la lettre d’Antoine Lieris, qui avait rédigé ce texte après les attentats de novembre 2015. Cette lettre nous avait beaucoup touché et cette chanson s’inspire donc de cette lettre. On la joue sur scène depuis deux ans et elle ouvre aussi le concert. Comme on aime bien qu’il y ait un rapport entre le concert et le disque, elle ouvre aussi l’album.

Mais vous êtes d’abord un groupe de scène…

Oui, parce que c’est vraiment là qu’on s’amuse le plus. Les disques marquent une carte postale d’un moment de notre vie, sombre ou joyeux… On les fait avec plaisir, mais là où on s’éclate, c’est vraiment la scène !

Cela entretient aussi un lien particulier avec le public ?

C’est comme si c’était nos amis, c’est notre famille. Il y a plein de gens qu’on connait maintenant, qui viennent nous voir régulièrement. On les accueille avec plaisir, on va boire un coup avec eux après le concert… Et même ceux qu’on ne connait moins, on a toujours l’impression de se retrouver en famille. C’est vraiment nos copains ! Et puis ce qu’y est génial, depuis quelques années, c’est que les gens qui nous écoutaient ados viennent maintenant avec leurs enfants. Il y a au moins trois générations dans la salle !

Vous fêtez vos 25 ans de carrière, que retenez-vous de toutes ces années ?

Ce qu’on adore faire depuis toujours c’est les collaborations avec d’autres. Les plus marquantes sont celles avec Pierre Perret, dont on est fan depuis toujours et qui est devenu un ami, ou Manu Ciao, qu’on écoutait en boucle avec la Mano Negra quand on était gamins. Ce sont des gens qui ont des super carrières mais qui sont restés très simples, et ça c’est vraiment classe !

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