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LAMOMALI

M sème la culture Malienne en France

Par Julia Lemoine

Photo : Audrey APW (non libre de droit)

M en solo, guitare au cou et grosse caisse au pied commence par son mythique « Mama Sam » dans lequel il nous explique que « non je ne connais pas l’Afrique ». Puis vite rejoint par ses musiciens et Fatoumata Diawara, au chant, les titres de l’album Lamomali s’enchaînent mélangeant musique africaine acoustique et musique moderne électronique. La mise en scène est sobre, l’univers africain se retrouve dans les costumes des artistes. Lorsque les premières notes de « Bal de Bamako » retentissent la scène se pare de couleurs vives, la foule est envoûtée, puis Oxmo Puccino vient rejoindre le groupe Lamomali pour nous donner un slam comme il sait si bien le faire de sa voix grave. Ca y est ! Le grand voyage pour le Mali commence avec la compagnie Lamomali Airlines. Après plusieurs titres, M s’éclipse laissant place à Toumani Diabaté qui nous fait découvrir les merveilleux sons que produit la Kora, instrument africain introduit au Mali grâce à la famille Diabaté. Fatoumata Diawara, nous offre un titre à la fois sensible et puissant avec « Fasso ». Le public est absorbé par ces nouvelles musiques qui viennent d’ailleurs que M a su nous ramener jusqu’à nos oreilles. Matthieu Chedid revient pour nous chanter ses tubes avec sa guitare électrique qu’il sait si bien faire crisser. Puis, dans une atmosphère plus sérieuse, M reprend avec beaucoup d’émotion « Quelque chose de Tennessee » en hommage à Johnny Hallyday, disparu la nuit précédent le concert. Moment solennel avec le public. Oxmo Puccino vient le rejoindre pour nous offrir quelques vers sur le thème de la vie. Le sens de la fête reprend doucement sa place avec « La bonne étoile ». Les titres de Lamomali reprennent de plus belle avec des chansons toutes plus festives les unes que les autres. M sait se faire discret quand il s’agit de mettre en avant ses musiciens, laissant place à des solos de percussions et de guitare, impulsant au public l’envie de danser. Vient le moment de « Machistador », le public se déchaine sur le « j’adore », M revisite le morceau et prolonge au maximum le titre avec des insertions électroniques, des solos et un slam d’Oxmo Puccino. Pour finir, M nous rappelle que nous « sommes bien plus proche qu’étranger » et qu’ainsi nous devons tous nous entraider. Matthieu Chedid donne un dernier hommage à l’attention de Marc-Antoine Moreau, chargé d’Universal Music Africa, décédé le jour du concert, sans qui, le projet de Lamomali n’aurait pas existé. Avec ce concept de Lamomali, M a réussi à populariser la musique africaine au sein du public français. Le public est conquis.

Photo : Audrey APW (non libre de droit)

 

Photo : Audrey APW (non libre de droit)

 

 

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