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LA PART MODESTE

Le Musée international des arts modestes (MIAM) à Sète propose, jusqu’au 5 janvier 2020, l’exposition La part modeste présentant les vitrines de Bernard Belluc aux côtés des œuvres de Gérard Collin-Thiébaut, Delphine Coindet ainsi que d’autres artistes invités. Norbert Duffort, co-commisaire de l’exposition et membre fondateur du MIAM, répond à nos questions.

On retrouve des références populaires et d’Histoire de l’art dans cette exposition. On en ressort avec un sentiment de nostalgie. La part modeste : un hommage ou de la nostalgie ?

Chez Belluc ça ne fait aucun doute, il est quelqu’un qui a la nostalgie de son adolescence et de son enfance. Mais il nous explique aussi qu’on peut faire le maximum avec le minimum. Les deux autres vont au même endroit mais ils n’empruntent pas le même chemin. Gérard Collin-Thiébaut s’intéresse aux relations entre culture savante et culture populaire. Quant à Delphine Coindet, depuis 3 ou 4 ans elle s’interroge sur l’image que lui renvoi le monde de l’art et qui ne la satisfait pas. Sa démarche est poétique et décalée, d’où son intérêt pour le travail de Belluc. Pour finir sur cette question de nostalgie, s’intéresser à l’Histoire de l’art ce n’est pas forcément cela, mais une façon de remettre au goût du jour des choses anciennes. C’est un peu ce mélange là qui est très propre au MIAM : on essaie d’effacer les limites données par les livres d’Histoire ou les critiques d’art.

Le rôle de scénographe de Delphine Coindet comme une extension de sa démarche ?

Pour elle il n’y a pas de limite entre l’œuvre, son contexte de création et son contexte de présentation. Mais c’est Martine Buissart (co-commissaire) et moi-même qui lui avons demandé si elle voulait s’occuper de la scénographie. Il n’est pas simple d’allier les rôles de scénographe et d’artiste, mais elle a su créer une fluidité : Coindet a investi le grand mur et a fait comme un rideau de scène dans lequel elle a installée des œuvres d’autres artistes, Collin-Thiébaut a pris le balcon pour regarder l’ensemble de l’espace et Belluc a été intégré à ce parcours. Chacun des artistes garde leur personnalité, mais la présentation montre une mise ensemble. En septembre, nous publions la promesse de l’autre qui parle de l’exposition : Comment on peut exister tout en faisant une place à l’autre ?

La part modeste ce sont aussi plusieurs événements les jeudis des mois d’octobre et novembre. Prochainement, une ballade musicale dans l’exposition avec Marie Caroline Hominal le 3 octobre à 18h30 ou encore la poésie modeste de Bernard Belluc le 17 octobre à la même heure. N’hésitez pas à consulter le site du MIAM pour profiter des prochains événements autour de l’exposition.

Propos recueillis par Mélodie Triadon

MIAM, Sète, exposition visible jusqu’au 05 janvier 2020

https://miam.org/

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