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Jérôme Derache, fan de Bussi, il l’a adapté en BD

 

 

Montpelliérain d’adoption, Jérôme Derache a adapté le roman de Michel Bussi, Gravé dans le sable chez Philéas. Au dessin Cédric Fernandez. Jérôme Derache dont la spécialité est l’humour, s’est frotté avec talent à un polar noir à souhait qui se déroule sur fond de grande Histoire,

Jérôme Derache, comment en êtes-vous arrivé à adapter un roman de Bussi ?

C’est une volonté de ma part. J’avais lu un Bussi que j’avais trouvé parfait, Un avion sans elle. Cela pouvait très bien fonctionner en BD. J’avais commencé à adapter ce roman sans en parler. Le hasard a fait qu’on a été invité avec Bussi dans le même salon du livre. On a discuté mais les droits étaient déjà pris. On en a reparlé et il m’a donné des titres qui étaient encore libres de droits. Dont Gravé dans le sable que je n’avais pas lu. En rentrant à Montpellier, j’ai lu le roman que j’ai trouvé parfait pour une adaptation en BD.

Comment avez-vous été mis en rapport avec le dessinateur Fernandez ?

C’est moi qui l’ai trouvé. Je suis plus un habitué des BD d’humour. Donc j’ai mis une annonce sur Facebook en décrivant le projet.  Parmi les réponses, deux me plaisaient dont Cédric Fernandez.

La période évoquée vous tentait, le débarquement en 44, les années 60 aux USA ?

Je la connais bien mais ce qui m’intéressait était que cette adaptation était tout à fait différente de ce que j’avais fait avant. Univers, époque, je voulais voir si je pouvais y arriver.

On part sur un fond historique, cela devient un thriller, un polar avec un privé ? C’est ce mélange qui vous a tenté ?

Oui il y a effectivement un mélange de styles. Il y a aussi de l’humour avec le privé qui ressemble à Magnum. On se laisse embarquer en se demandant où on va. Bussi nous mène en bateau. J’ai fait des choix mais j’ai essayé de garder le plus de choses possibles du roman. J’ai réécrit un peu les dialogues mais le ton du roman est sauf.

Cela a été une expérience agréable ou difficile ?

Honnêtement je n’en garde que de bons souvenirs. J’ai dû revoir une séquence sur dix pages mais je ne me souviens plus pourquoi. Cela n’a jamais été une contrainte. Tout a été fluide. Michel Bussi a été très complice.

Qu’est-ce qui vous tente après Gravé dans le sable ?

Je travaille sur plusieurs séries qui vont sortir. Retour aux gags avec des projets chez Bamboo. Il y a aussi des projets retardés par la Covid.

En style de BD qu’est-ce que vous aimeriez traiter ?

J’ai une grande admiration pour Marc-Antoine Mathieu. Sa série Corentin est magnifique. Je suis un dévoreur de BD depuis toujours. Mon parrain m’a fait découvrir Achille Talon de Greg et m’a décidé à devenir auteur de BD. Moi c’est Spirou de Franquin, Ric Hochet de Tibet.

Propos recueillis par Jean-Laurent TRUC.

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