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HENRI GOURDIN

JEAN HUGO – MAÎTRE DU VITRAIL

Propos recueillis par Sandy Berthomieu

Les Editions Loubatières mettent en lumière le travail méconnu de Jean Hugo autour des vitraux grâce au travail de l’écrivain et biographe Henri Gourdin. Pour la première fois, ce livre parcourt la singularité de cet art du verre réalisé pour quatre édifices religieux en France et en Belgique. Les photographies, les extraits de correspondances, les archives et l’œil éclairé de l’auteur permettent une découverte de cet art.

Comment avez-vous choisi de travailler sur l’œuvre de Jean Hugo ?

Je suis tombé sur les Hugo dans les années 2000, j’ai écrit Adèle, l’autre fille de Victor Hugo (Ramsay, 2003) et Léopoldine, l’enfant-muse de Victor Hugo (Presses de la Renaissance, 2007). En 2016, j’ai rédigé Les Hugos (Grasset), où je balaye cinq générations de cette famille. J’évoque Jean Hugo, malheureusement il était déjà mort quand j’ai commencé à m’intéresser à lui. C’est un personnage qui m’a pris aux tripes, il était extrêmement modeste, volontairement dans l’ombre. Je suis un peu comme lui, aller contre vents et marées et aller chercher les gens injustement méconnus.

Pourquoi publier un livre ?

C’est la première biographie publiée sur son travail ! C’est un miracle d’avoir réussi à franchir toutes les étapes, de la recherche, l’accord de la succession, voir les œuvres… C’est un livre complémentaire sur son parcours et son travail du vitrail avec l’envie de le mettre à disposition du public.

C’est un véritable travail d’historien ?

Ce n’est pas facile de voir ses œuvres car il n’y a pas de catalogue raisonné sur son travail, de nombreuses œuvres ont été vendues en Angleterre et aux Etats-Unis. Il y a des centaines de pièces non-visibles ! Le Musée Fabre à Montpellier conserve treize toiles de cet artiste, c’est la plus importante collection d’une institution publique.  Malgré tout j’ai pu en voir un grand nombre et j’ai aussi travaillé à partir de ses mémoires.

Ce livre détaille quatre sites contenant ses vitraux…

Je présente l’ensemble de ses travaux avec Notre-Dame de la Sarte à Huy, la maison Saint-Dominique de Fanjeaux, l’église Saint-Flavien du Mourillon à Toulon et l’église Saint-Pierre de Nant. Je suis allé dans tous ces lieux pour voir et comprendre ce travail. Dans certains, j’ai appris aux personnes sur place qu’il s’agissait du travail de Jean Hugo. Il y a eu tout de suite une grande ferveur autour de ce projet, j’ai pu bénéficier gratuitement des services du patrimoine qui ont réalisé les photographies.

Un conseil de visite ?

Je vous conseille d’aller découvrir la belle église de Nant dans l’Aveyron, elle est située dans un petit village au fond de la vallée de la Dourbie où l’artiste avait pour habitude de passer ses étés. Allez-y au printemps, les lumières et couleurs à travers les vitraux seront d’autant plus belles.

Jean Hugo – Maître du vitrail

Editions Loubatières, 2018

Jean Hugo, un pays selon mon goût

Les éditions de Paris, 2018

www.loubatieres.fr

www.henrigourdin.com

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