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Festival « imageSingulières »

« CéTàVOIR à Sète »

Par Sophie Mignon

Pour la 11e Édition du rendez-vous de la photographie documentaire se tenant à Sète du 29 Mai au 16 Juin 2019, Gilles Favier, Photographe et Directeur artistique d’imageSingulières par l’association CèTàVOIR nous parle de cet événement fort qui permet aux visiteurs de déambuler dans la ville gratuitement, dans plusieurs lieux afin de se retrouver face à l’humanité.

imageSingulières propose des photographes internationaux travaillant sur des sujets sensibles.

crédit photo : Adriana Lestigo AGENCE Vu’

Comment se fait la sélection ?

Il n’y a pas de règle écrite pour la sélection des photographes invités. Il faut bien sûr que leur travail s’inscrive dans notre tradition du documentaire, quelque soit la forme de ce travail. Les images ne nous suffisent pas, on en reçoit tellement dans notre quotidien, il faut qu’elles aient un sens, qu’elles défendent un point de vue. Ensuite les expositions doivent structurer, ensemble, une proposition globale de festival. Nous n’aimons les thématiques dans le sens ou le festival ne parlerait que d’un problème ou d’un pays mais les expositions entres elles peuvent s’articuler dans des sous-thématiques comme cette année sur les Usa ou sur les dictatures.

Pouvez-vous nous expliquer votre rôle au sein de l’association CéTàVOIR ?

Je suis toujours photographe, je le revendique et mes activités dans l’association CéTàVOIR ne doivent pas m’empêcher de continuer à produire même si le temps est parfois difficile à trouver. Je m’occupe de la programmation du festival et de la Maison de l’Image ouverte à l’année à Sète. Je tente de faire profiter l’équipe de mes réseaux et je suis en prise directe avec le milieu, ce qui simplifie le fonctionnement et permet parfois d’imaginer des projets que le budget de l’association ne pourrait pas permettre, comme le projet de la France Vue d’Ici dans lequel nous avons, avec l’aide de Mediapart fait travailler une trentaine de photographes, produit un livre, un film et une exposition.

La photo documentaire est un langage universel. Quelle place occupe t-elle dans la société actuelle selon vous?

La vertu de la photo documentaire est qu’elle n’a pas une temporalité définie, un projet peut durer dix ou vingt ans…Elle se démarque donc totalement des flots d’images en continu dont nous sommes destinataires quotidiennement par la télévision ou les réseaux sociaux. Elle nous incite donc à une réflexion indispensable sur l ‘état du monde !

Pourriez-vous nous parler d’un photographe qui sera  exposé à la 11e édition d’imageSingulières?

Isoler un photographe pour cette nouvelle édition ce n’est pas facile mais je peux penser particulièrement à Adriana Lestido, grande photographe argentine qui n’a eu de cesse  au travers de ses images de défendre la cause des femmes en produisant une œuvre très classique, un noir et blanc formel et poignant, où la place de la femme dans un des pays les plus machos d’Amérique latine est questionnée avec une conviction politique forte.

www.imagesingulieres.com

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