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FESTIVAL « I LOVE TECHNO EUROPE »

Montpellier monte le son

Propos recueillis par Sophie Mignon

Armel Campagna, programmateur du festival, nous parle de l’origine et de l’évolution du projet « I love techno » et nous livre sa vision des musiques électroniques en France.

Dixon par Larissa

Pouvez-vous décrire la genèse du projet « I love techno »?

C’est un projet qui est né en 1994, à Gent en Belgique, dans un club de 500 places. Daft Punk, Carl Cox étaient là. On m’a invité plusieurs fois. Je viens plus du pop rock et je trouvais ça assez impressionnant l’émulation et la vitalité qu’il y a dans ces événements. Jusqu’à 6h du mat pas une minute d’arrêt. Les artistes se succèdent et se retrouvent même parfois à jouer ensemble alors que ce n’est pas prévu. Ça reste une petite communauté. Et puis j’aime Montpellier, que j’ai découvert avec les festivals Electromind et Boréalis. J’étais assez proche des gens de l’Arena qui m’ont fait visiter le Parc Expo. Et là je me suis dit « Let’s go ! ». On lance « I love techno Europe » en 2011. La première année 10000 personnes, et maintenant 27000.

Comment se déroulera le festival cette année?

On a fait beaucoup d’efforts sur la déco, les lumières, les quatre scènes, plus deux cabanes en bois avec 30 mecs juste dans le son en train de se marrer. Depuis trois ans on fait un tremplin avec le festival « Dernier Cri » à Montpellier qui a lieu fin octobre. La scène de la « purple room » est la scène de la Métropole, et certains des artistes de « Dernier Cri » viendront y faire un DJ set. Vitalic revient avec son nouveau projet toujours en avant-première.

Vous êtes devenu un acteur majeur de la promotion de la musique électronique en France. Quels messages aimeriez-vous faire passer aux jeunes DJs ?

S’il y a bien une musique avec laquelle tu peux percer en investissant 300 euros de matos, c’est la musique électronique. Les institutions françaises, que ce soit la SACEM ou le « Bureau export » comprennent enfin qu’il y a une vraie graine qui a germé en France. Il y a une vraie reconnaissance qui se fait des talents français et de l’historique de la musique électronique en France. Les boites qui ferment sous prétexte que ce sont des « repères de ravers », ce n’est pas bon pour nous. Quand on voit des réussites comme « The Blaze », tous les projets français qui s’exportent. Il faut postuler à des tremplins que ce soit celui d’« I love techno » ou d’autres. Ne pas avoir peur de faire des bornes, faire des scènes devant douze mecs. Parfois c’est parmi ces douze là que tu as la personne qui va faire décoller ta carrière d’artiste.

15/12/18 au Parc Expo Montpellier

Tarif: 39,50 euros

                                                                                              

                                                                                               

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