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DESTIJL + PETER HOOK AND THE LIGHT AU ROCKSTORE À MONTPELLIER – 24/01/2014

Ce soir au Rockstore, j’ai vu une « légende » de la cold & new wave et un groupe local aux aspirations internationales ; bah c’était pas mal du tout comme dirait l’autre !

En première partie De Stijl, qui s’est fait une belle promo en profitant de la renommée de l’ancien bassiste de Joy Division et New Order.

Le public est venu nombreux ce soir, environ 700 personnes ont répondu à l’appel et contrairement à ce que j’avais imaginé, la moyenne d’âge doit être d’environ 35 ans. Et oui ! car il y a quand même quelques jeunes qui font baisser la moyenne… Avec, à peu de choses près, le même look que ceux de l’époque.

En attendant que les lumières s’agitent sur le son d’une des basses les plus (re)connues au monde, De Stil allume sa boule à facettes en forme de « tête de mort » et apporte l’éclairage dont la scène rock montpelliéraine avait bien besoin.

Ils ouvrent la soirée dans un décor de scène qui suggère que ces petits jeunes ont des choses à nous raconter. Parce que ce groupe, ce n’est pas seulement de la très bonne musique, et par là j’entends de bonnes compositions – toujours surprenantes dans leur structure (on sent la volonté de P. DeStijl de ne pas faire comme les autres…) et qui pourtant ne sonnent pas bancales, et bien au contraire originales – des musiciens « qui n’en veulent » et qui prennent du plaisir à jouer impeccablement, une interprétation du chanteur (Fred Vernay) au top, tellement qu’on finit par se dire qu’il n’y a rien à redire… La prestation de Julie E. Gordon en featuring sur quatre titres illumine la performance du groupe et apporte une brillante touche de féminité.

Le show, ponctué par les sauts impressionnants du guitariste Patrice Robert et le toucher précis et pêchu d’Eric Manchon, nous donne envie de nous intéresser aux textes chantés par ce vrai chanteur à l’accent anglais léché ; car ceux qui comprennent l’anglais diront qu’avec ces histoires contées sur fond de décor sonore, on pourrait faire un roman de sf, d’amour et de sexe. Un petit conseil : achetez l’album et écoutez les paroles, votre imagination fera défiler un bon petit film d’action, de science-fiction, d’amour et de sexe à la fois.

On sent que les gars ont peaufiné leur spectacle pendant leur résidence à Victoire 2 quelques semaines auparavant, le son en ressort vraiment plus puissant et rond. Seul bémol à une prestation pourtant excellente, le son qui a fait grésiller les caissons de basse du Rockstore et qui a étouffé les voix de Fred Vernay et Julie Gordon…

Viens ensuite le ponte mancunien et son groupe The Light, mais pour cette chronique, je laisse la plume à un autre reporter…

AP.

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