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DE STIJL

Entre renaissance et coup de rétro


Après quasiment 10 ans d’absence, le groupe montpelliérain revient sur le devant d’une scène qu’il souhaiterait nationale, avec son dernier album The White Stripes [chronique dans IDEM#48]. L’album est sorti le 30 mai avec la possibilité pour l’acheteur- euse de télécharger gratuitement grâce à un code, une version acoustique ou electro, en bonus au choix. Rencontre avec Pascal, compositeur créateur du groupe.

Quelle est la genèse de ce retour ?
En 2009, j’ai réalisé les morceaux chez moi sur ordinateur puis les ai transmis aux autres membres du groupe. La basse et la guitare ont été captées à domicile, tandis que la batterie l’a été en studio. Ensuite sont venues les voix, dont j’avais enregistré les mélodies pour avoir une idée. Le chanteur a alors pris le relais, nous avons écrit les paroles et sommes repassés au studio. Enfin, six mois de mixage et un mastering en Angleterre. Pour au final 18 titres dont 11 gravés sur The White Stripes, d’autres sur les bonus en ligne et quelques uns en réserve… Les deux précédents albums nous avaient pris une semaine tout compris. Cette fois, c’est un an et demi ! Je considère ce disque comme un
nouveau départ.

Titre, visuel, phrase ambigüe derrière le disque, explique nous ces clins d’oeil ?
En 2000, le second album de The White Stripes s’appelait De Stijl. J’avais donc décidé à l’époque que le prochain De Stijl aurait pour titre The White Stripes. Je ne pensais pas que ça prendrait onze ans pour que ça sorte, en plus après leur séparation ! J’ai choisi une pochette toute noire, qui correspond bien à l’ambiance, ajouté deux bandes blanches à l’intérieur et repris le visuel de la revue néerlandaise DeStijl [publication du début du XXème ayant donné son nom au mouvement artistique éponyme, NDR].

Musicalement, tu cherchais quoi ?
L’idée était de mélanger les ambiances de Joy Division et Depeche Mode. Depeche Mode pour la construction globale et le tempo, Joy Division (ou New Order), pour les lignes de basse mélodiques qui viennent « décorer » les morceaux. Nous avons aussi choisi de faire reposer les morceaux sur le chant. Cela donne un résultat sombre et harmonique, loin des clichés de la Cold Wave des années 80’s. Notre son est résolument issu de la décennie suivante.

Qu’est ce que tu écoutes en ce moment ?
Rien de très récent ne m’a accroché. Je suis sur les derniers Doves et Massive Attack, le second album d’Editors. J’ai été déçu par Chemical Brothers qui n’a pas su se renouveler. Les nouveaux groupes ont du mal à émerger car les maisons de disques ne mettent pas d’argent.

Propos recueillis par Benoît Guerrée
Photo : Geoffrey Manet

The white stripes, 3×11 titres,
dans les bacs. www.destijl.info.
En concert le 8 JUILLET à Festi Berges

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