Le magazine d'actualités culturelles en Languedoc-Roussillon

ANDY SUMMERS

« Une certaine étrangeté »

Propos recueillis par Sophie Mignon

Andy Summers met à l’honneur « Une certaine étrangeté » au Pavillon Populaire. Première rétrospective de l’artiste, il nous offre des photos en noir et blanc prises entre 1979 et 2018, son intimité étant mise à nue, c’est une exposition fantomatique, sensuelle… avec de l’humour à l’étage qui est dédié au groupe The Police dont il fût le guitariste.

Crédit photo : Sophie M.

Qu’est-ce qui a le plus évolué dans vos photos entre vos débuts et aujourd’hui ?

Plus on pratique la chose et meilleur on devient, les images deviennent plus raffinées, votre travail est plus sophistiqué, le sens de l’esthétique change. Je pense qu’avec le temps, peut-être on peut accepter de plus en plus d’abstraction, une qualité surréaliste ou bien une certaine qualité graphique, on prête plus d’attention à la composition. Aussi, toutes ces choses là évoluent avec le temps, la capacité de trouver le moment émotionnel à saisir.

Il y a une histoire derrière chaque photo, quelle est le thème qui vous touche le plus?

Si on regarde autour de nous par exemple, il y a quelque-chose qui vous oblige à regarder « Qu’est-ce qui se passe ici dans cette image exactement? » C’est la question qui revient. Ici vous avez une femme très belle mais on veut savoir ce qu’il se passe dans cette image et pareil pour le bouddha, il  y a une sorte de mystère qui entoure l’objet, qui nous oblige à regarder d’un peu plus près. On peut parler d’une photographie, mais c’est un exercice vain car la photographie n’a pas besoin de nos mots pour exister.

Lors d’une interview avec Ralph Gibson vous parlez de Musicalité. Quel est l’équivalent en photo des accords majeurs et mineurs qui définissent le ton et l’ambiance d’un morceau de musique?

Pour la plupart mes photos sont en mineurs, je cherche un petit peu une photo qui serait majeur. Dans n’importe quel médium il y a un certain aspect cool dans l’image et une qualité elliptique contenue par l’objet mais je ne m’intéresse pas à un art qui essaie de trop attirer votre attention. Je pense qu’il faut qu’on libère l’image, c’est quelque-chose de désintéressé en soi. L’image ou le morceau de musique existe en lui-même, il faut le chercher.

Pavillon Populaire de Montpellier

Du mardi au dimanche

De 10H00 à 18H00

Entrée libre

                                                                    

    

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *