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39ÈME ÉDITION DU FESTIVAL MONTPELLIER DANSE

Un nouveau grand cru

Par Julia Lemoine

À l’approche du 40ème anniversaire du festival Montpellier Danse, le Directeur de Montpellier Danse, Jean-Paul Montanari, assure que cette 39ème édition, du 22 juin au 6 juillet 2019, saura marquer les esprits et le cœur des Montpelliérains. Vivement soutenu par l’Etat, la Région et la Métropole, le festival a encore de beaux jours devant lui d’autant plus que la saison Montpellier Danse a eu un taux de remplissage de 98% en 2018. Une grande réussite !

Angelin Preljocaj « Winterreise » Crédit photo : Brescia e amisano teatro alla scala

Des grandes signatures en invités

Cette année encore, le festival ne compte pas désemplir avec une riche programmation qui pourrait se scinder en trois grandes parties. Celle des grandes signatures, qui ouvre la saison le samedi 22 juin avec Christian Rizzo au Théâtre Jean-Claude Carrière au Domaine d’O, qui nous présente « Une maison », une pièce mettant en scène quatorze danseurs de différentes générations qui vont traverser des états de corps jusqu’à faire cohésion de l’individu vers le groupe. Dans ce grand cru 2019, il y a également la nouvelle version, plus dense avec quinze interprètes au lieu de huit, par Peeping Tom de la pièce « 31 rue Vandenbranden » recréée pour le Ballet de l’Opéra de Lyon. Le chorégraphe Angelin Preljocaj présente sa création « Winterreise », réalisée pour La Scala de Milan. Inspiré par les œuvres de Schubert, Angelin réinterprète le « Voyage d’hiver » via la danse et le chant. Pour la seconde fois, le chorégraphe américain William Forsythe revient à l’Opéra Comédie, cette fois-ci, il vient avec « A quiet Evening of dance », une création dans laquelle il s’est amusé à déstructurer la danse classique. Boris Charmatz propose en avant première une création audacieuse avec « Infini », dans laquelle, il se met en scène avec cinq autres danseurs. Enfin, pour clôturer le festival, Anne Teresa De Keersmaeker, a travaillé avec seize danseurs sur la musique de Bach pour sa création « Les six concertos brandebourgeois ».

Célébration du centième anniversaire de Merce Cunningham

La seconde partie de ce festival est celle de la célébration du centième anniversaire de Merce Cunningham (1919-2019), l’un des plus grand chorégraphe du XXème siècle. Venu pour la première fois en 1985 à Montpellier Danse, puis, invité régulièrement à présenter ses créations jusqu’au dernier passage de sa compagnie pour le 30ème Festival en 2010, un attachement fort et singulier est né entre Merce Cunningham et Montpellier Danse. Celui-ci est marqué une dernière fois par la volonté du chorégraphe qu’un peu de ses cendres soit répandu dans la cour de l’Agora, au pied du Studio qui porte son nom. La journée du 26 juin est donc consacrée à Merce Cunningham avec au programme, des ateliers de danse, des projections de films, des spectacles.

Les nouvelles créations

La dernière grande partie regroupe les nouvelles créations artistiques. Ainsi, le chorégraphe Mithkal Alzguair présente « We are not going back » qui traite de l’impact de la liberté et celui de sa privation sur les humains dans la société contemporaine. Camille Boitel propose une œuvre qui mêle danse et théâtre contemporains avec « Ma, aïda… ». Dans les nouveautés, la culture hip hop est également mise à l’honneur avec les chorégraphes Amala Dianor qui a mis en scène « The falling Stardust » et Kader Attou qui adapte sa création « The Roots » pour les places publiques des villes de la Métropole.

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