Le magazine d'actualités culturelles en Languedoc-Roussillon

34e FESTIVAL MONTPELLIER DANSE

Portes ouvertes !

18 jours, 8 communes de l’Agglo, 53 représentations de 17 spectacles dont 12 créations ou premières françaises, des places à 35 €, d’autres entre 5 et 12 €, sans compter les entrées libres.

 

 

La conférence de presse du Montpellier Danse 2014 a réuni du monde le 4 mars dernier : Josiane Collerais, vice-présidente de la Région LR et représentant Christian Bourquin, Jean-Pierre Moure, Président de la Communauté d’Agglo, Michel Miaille, Président du conseil d’administration de Montpellier Danse, Jean-Paul Montanari, Directeur de l’Agora… c’est dire l’importance de ce festival pour la ville.
Cette année, plus de la moitié des spectacles seront présentés à l’Agora. Deux scènes éphémères feront leur apparition dans la cour de cet ancien couvent des Ursulines, puis lieu d’enfermement, qui est devenu en trente ans une véritable cité de la danse internationale. Un lieu de création qui attire les chorégraphes contemporains les plus en vue.

Les têtes d’affiche : Angelin Preljocaj pour Empty moves (parts I, II et III) sur un texte lu par John Cage ; la star belgo-marocaine Sidi Larbi Cherkaoui avec la chinoise Yabin Wang pour Genesis, coproduit par le festival ; Alonzo King pour son très attendu Concerto For 2 Violins, sorte de flash mob géant ; Boris Charmatz et sa pièce émouvante sur le thème de l’Enfant mais aussi Jan Fabre ou Emanuel Gat en solo.

Ne pas manquer le ballet aérien (Atomos) du Britannique Wayne McGregor, proche de Forsythe ; le dancefloor (House) de l’Israélienne Sharon Eyal, une pièce créée avec Gai Behar et le DJ Ori Lichtik, figure des nuits de Tel-Aviv ou encore Clameur Des Arènes du Burkinabé Salia Sanou où des lutteurs sénégalais, danseurs et musiciens remplacent la violence des combats par la danse, convoquent la résistance par la cadence des corps.

 

Engagées également les chorégraphies de la franco-algérienne Nacera Belaza ; de l’Iranien Hooman Sharifi, qui considère “L’art, égal à la politique” ; celles de la surprenante Capverdienne Marlene Monteiro Freitas ; de Yann Lheureux doublé par son vélo BMX sur scène ; d’Israel Galván et son flamenco dépouillé.

Et pour finir, une petite polémique ? Elle nous vient cette année de la pièce du jeune chorégraphe montpelliérain Matthieu Hocquemiller. Explicite, l’œuvre (Nou) parle de sexe alternatif, montre le corps nu, utilise bondage et accessoires. Déjà interdite aux – 18 ans, elle a été taxée de pornographique par le FN, qui voulait la voir déprogrammée. Les élus locaux n’ont pas prêté le flanc à l’ordre moral ambiant.

 

Patricia Bussy

 

 

Réservation au 0 800 600 740
www.montpellierdanse.com

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *